Les petits ratés de parents imparfaits

Comme tous les parents, on voudrait qu’on nous cite en exemple de parents parfaits, avec de beaux enfants, bien élevés et en pleine santé, grâce à notre total dévouement. Mais il y a la théorie et la réalité, et sur tout ce qu’il y a à faire pour s’occuper d’un ou deux enfants, il y a forcément des petits trucs qui passent à la trappe.

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Les vitamines

Super important pour que bébé soit en forme et se développe correctement. Mais on a jamais compris comment ouvrir une ampoule de vitamine K sans se couper profondément l’index, et les gouttes de vitamines D sont très souvent oubliées. Heureusement des études récentes soulignent que ces vitamines ne sont pas forcément incontournables pour les bébés en bonne santé. Ouf !

Le parc

Tous les parents sont d’accord pour dire qu’on s’ennuie au parc. Mais qu’il faut y aller quand même, il faut bien aérer ses enfants pour qu’ils ne sentent pas trop le renfermé. Sauf que nous, on y va presque jamais. Avant, parce qu’on habitait au 5e étage sans ascenseur (excuse bidon, je le confesse), puis enceinte ou avec un tout petit c’était pas super pratique. Maintenant, le parc, c’est pour la promenade du dimanche, si il fait beau. Mais on a un petit jardin qui compense !

Le dentifrice

Quand la grande a commencé à avoir un nombre non négligeable de dents, on s’est dit qu’il était temps qu’elle se les brosse. On a longuement cherché un dentifrice, mais tous indiquaient ‘à partir de 2 ans’. Sauf un qui n’indiquait rien, et qu’on a donc choisi. Puis on a lu qu’il ne fallait pas utiliser de dentifrice avant 2 ans. Tant pis !

 Le coucher avant 20h

En théorie c’est simple : repas à 19h, bain à 19h30, coucher à 20h. Mais en pratique, c’est un peu plus aléatoire, voire beaucoup plus, surtout quand le papa finit le travail à 20h et qu’on l’attend pour avoir un peu d’aide… Heureusement avec le passage à l’heure d’hiver, on s’est recalés et pour l’instant les enfants sont au lit peu après 20h. Mais pour combien de temps ?

La coiffure

Pendant longtemps, la grande avait très peu de cheveux, heureusement pour nous et pour elle ! Vers ses 18 mois, on a envisagé de lui raccourcir les bouclettes, mais le resultat n’est pas top top. Le tout à repoussé un peu, et maintenant ses cheveux font vraiment n’importe quoi. On la retrouve même souvent avec des dreadlocks le matin et c’est galère à démêler !

Et aussi la nourriture, les bavoir trop petits, les dessins animés regardés à 15cm de l’écran de l’ordinateur, la couette trop petite pour la grande et la couverture dans le lit du petit, etc…

 

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« Bonjour, je viens pour accoucher » et ce qui s’en suit

Suite de mon double récit d’accouchement à rallonge. Après les jours qui précèdent l’accouchement, et le début du travail à la maison, aujourd’hui je vous raconte l’arrivée à la maternité.

Pour la grande

J’arrive donc à l’hôpital en début d’après midi. C’est une drôle d’impression d’arriver tranquillement en marchant, dans le grand hall au milieu de tous les gens, et de prendre l’ascenseur comme si de rien n’était alors qu’on est a quelques heures de rencontrer son bébé. Au urgences gynéco, même impression. Le service a l’air vide, personne ne se presse. J’imagine que si une femme arrive en hurlant ce n’est pas la même chose, mais comme j’étais bien, j’ai attendu, toujours debout, que l’on s’occupe de me recevoir.

Puis batterie de test : pipi, prise de sang, etc. Une demi heure de monito dans une pièce au bout du couloir ouverte aux quatre vents. Allongée, les contractions piquent un peu plus, mais elles se sont calmées en arrivant à l’hôpital.  J’entre ensuite dans une salle de consultation pour un examen gynéco. Et le verdict :  » vous êtes à 3, on va vous installer en salle de naissance ». Sur le chemin, on m’explique que la sage femme qui s’occupera de moi vient juste de finir un accouchement, donc je risque d’attendre un petit bout de temps avant qu’elle ne vienne se présenter à moi. Pas de soucis, on s’installe dans notre salle : elle ressemble à une chambre normale, juste un lit au centre et un « plan de travail » où ont lieu les premiers soins du bébé. Les murs saumon rendent le tout assez cosy. Pour s’occuper, on fouille un peu et on ouvre les tiroirs : ah oui, c’est donc là que sont rangés les instruments de torture. On ferme tout et on fait comme si on n’avait rien vu !

Je gère toujours mes contractions tranquillement debout. La sage femme arrive près de deux heures plus tard. Vu que tout va bien, elle me propose de prendre un bain et nous emmène dans une autre chambre, identique, mais avec une baignoire. Et c’est là que tout bascule : dans l’eau, je n’arrive plus trop à gérer, je n’ai plus de points d’appui. J’y reste quand même une petite demi heure (faut pas gâcher l’eau !). Les contractions qui suivent sont très douloureuses et j’ai l’impression de ne plus rien contrôler. La sage femme m’examine : je suis à 6. Impossible de dire non à une péridurale dans l’état où j’étais.

En début de soirée, me voilà donc perfusée, péridurée (ça n’existe pas mais j’invente des mots), allongée en tenue d’hopital, sans avoir bien compris ce qui m’arrivais. Changement d’équipe, c’est un sage femme très douce qui vient s’occuper de moi, avec une étudiante elle aussi très calme. Elles me rassurent en me disant que vu le poids estimé de mon bébé, une péridurale était plus que conseillée. Elles veulent ensuite accélerer le travail. Vu qu’il n’y a pas vraiment de raison, je leur dit que je préfère attendre. Une heure plus tard, sans me redemander, elle me perce la poche des eaux. Manque de chance, le liquide est teinté, et voilà une bonne raison pour accélérer les choses. Mais elle me comprend et attend encore une heure avant de me mettre sous ocytocine. Là, rebelotte, je ne gère plus les contractions (que je ne suis pas censée sentir vu que je suis sous péridurale). La sage-femme m’aide à attendre le retour de l’anesthésiste pour une nouvelle injection de produit, avec une séance de sophrologie très utile. Cela atténue la douleur, mais je suis toujours obligée de réinjecter constamment du produit. En plus, je suis prise de nausées et le thé que l’étudiante sage femme m’avait gentillement apporté refait le trajet inverse.

Vers 2h du matin, je suis à dilatation complète, mais le bébé n’a pas l’air disposé à descendre. On me change de positions plusieurs fois pour voir, on augmente la dose d’hormones, mais sans effets. Deux heures plus tard, c’est le « protocole », les sages femmes doivent faire appel au gynéco de garde. Là, fini l’ambiance cosy, il sort les gros étriers des tiroirs, la lampe du dentiste et autres ustensiles médicaux et me demande de pousser. Cela ne fait aucun effet sur le bébé, mais apparemment il restait du thé dans mon estomac. Il prend tout ça en compte et prononce la sentence : césarienne. Zou, au bloc.

Pour le petit

Autre ambiance pour l’arrivée à l’hôpital : a 3h du matin, tout est désert. On passe par les urgences générales de l’hôpital. L’infirmière de garde nous accueille et au vu de mon état, nous propose de nous accompagner tranquillement à pied jusqu’au service de maternité, à l’autre bout de l’hôpital. Je suis remontée à bloc pour essayer de faire entendre mes volontés, alors quand l’auxiliaire qui me prend en charge me demande de m’allonger pour un monito, j’essaye de négocier une autre position, mais pas moyen… Elle s’emmêle dans les câbles, à du mal à capter le cœur, bon je vais pas trop la perturber dans ses habitudes. Mais je n’arrive pas à me retenir de bouger pendant les contractions, donc son enregistrement tombe à l’eau. Une sage femme arrive pour m’examiner, et là, surprise, ce que toute femme rêve d’entendre en arrivant à la maternité : vous êtes à 9 !

Mais par contre, vu que la poche de eaux est intacte, elle refuse de me laisser marcher jusqu’en salle de travail et je dois encore rester allongée le temps qu’on me brancarde. Une fois arrivée à destination, j’entame ma négociation pour tenter de pouvoir adopter une position plus agréable. Je renonce à demander à pouvoir rester debout, mais on m’accorde de pouvoir m’assoir en tailleur. Le monito capte mal parce que je gigote de trop, mais tant pis. Je tente d’échapper à la perfusion, mais là aussi, c’est non négociable pour eux. Le personnel médical quitte la salle et baisse la lumière. J’arrive à me reconcentrer un peu sur mes sensations. D’ailleurs j’en sens quelque chose  d’étrange, une contraction que je n’arrive plus à contrôler. La sage femme arrive, tout juste pour voir ma poche des eaux lui exploser à la figure ! C’était donc ça. Après un brin de ménage, elle décide qu’il est temps de s’installer pour pousser. Qui ne tente rien n’a rien, je demande à pouvoir me mettre sur le côté. Ce qui m’est refusé, officiellement parce mon bébé à l’air plutôt gros, officieusement, je pense, parce qu’il est 4h du matin et qu’elle n’a pas envie de s’embêter avec un truc qu’elle n’a pas trop l’habitude de faire. Le peu de répit entre les contractions ne me laisse pas le temps de tenter une négociation, alors allons-y !

Je pousse un peu comme je peux, de manière pas du tout académique. Mes jambes font n’importe quoi mais j’y mets tout mon cœur. Les minutes passent, mais je ne sens pas mon bébé descendre dans mon bassin. La sage femme m’encourage, mais au bout d’un moment elle se résout à appeler le gynéco de garde. Sa décision est vite prise : le rythme du bébé n’est pas top, il n’arrive pas à descendre et les contraction sont très violentes pour mon utérus cicatriciel. Ce sera donc à nouveau une césarienne.

Grandes étapes et petits arangements

Le bébé parfait des livres de puériculture et des guides gratuits bourrés de publicités fait ses nuits à un mois, marche à un an, parle à dix-huit mois et est propre à deux ans. Ces quatre grandes étapes sont les préférées des belles-mères et des commerçants curieux, qui ne manque pas de vous poser la question adéquate selon l’âge de votre bébé. Sachez qu’il existe plein de petits arrangements pour pouvoir répondre oui à ces questions, et ainsi éviter la comparaison avec le fils du voisin de la cousine de la belle-sœur, qui lui à bien sur tout fait dans les clous, voir en avance.

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Alors, il fait ses nuits ?

Tout d’abord, rassurez vous : si on vous pose la question, c’est que vous n’avez pas l’air si fatiguée que ça. L’expression « faire ses nuits » n’a aucun sens. Personne ne fait la nuit, elle se fait toute seule, c’est le soleil qui décide, et puis la nuit n’est à personne, votre bébé ne peut donc pas avoir ‘sa’ nuit. Et toc.

Et puis à partir de quand considère-t-on qu’un bébé fait ses nuits ? Il n’y a pas de réponse fixe à cette question. Peut être que c’est quand un bébé dort de 20h à 8h le lendemain sans broncher ? C’est ce que croient la plupart des gens. Une puéricultrice de PMI m’avait dit qu’on considérait qu’un bébé faisait ses nuits à partir du moment où il dormait cinq à six heures de suite. Cette définition arrange beaucoup plus de mamans, y compris moi. Oui, oui, mon bébé fait ses nuits, de 21h à 3h du matin, en général, on ne l’entend pas.

En plus, cette grande étape n’a rien de définitif. Une dent qui pousse, un pic de croissance, un changement dans les habitudes, et voilà votre bébé disposé à vous réveiller toutes les heures.

En résumé, donc, si pendant quelques jours de suite, votre bébé à dormi quelques heures de suite, vous pouvez répondre oui et ainsi abréger la discussion, ça vous fera gagner quelques secondes sur votre précieux temps de sieste.

Alors, il marche ?

Un bébé qui marche, c’est le pied! Même si du coup ça veut dire aussi qu’il peut s’enfuir si sa famille ne lui plait pas, cette étape de la marche marque un peu la limite entre le petit bébé, qui à besoin à cent pour cent de sa maman, et le grand bébé qui gagne peu à peu en autonomie.

Là, apparemment, pas moyen de tricher, un enfant, ça marche ou ça ne marche pas, c’est pas une question de piles. Et ça se vérifie facilement par une petite démonstration. Mais un jour, une connaissance m’a dit tout fier que son bébé s’était mis à marcher pile le jour de ses un an. Il s’était levé avec l’aide d’une chaise, et s’était mis à la pousser au milieu du salon.

Voilà donc la bonne nouvelle du jour : à partir du moment où votre bébé a enchainé quelques pas en se tenant, considérez qu’il marche !

Alors, il parle ?

Un des critères les plus difficiles à fixer avec certitude. L’âge des premiers mots est officiellement fixé autour du premier anniversaire, mais à cet âge, on ne peut pas encore dire qu’un enfant parle. Les premières phrases avec sujet-verbe (conjugué, soyons fous)-complément, apparaissent bien plus tard et à un âge très très variable selon les bébés, souvent vers l’entrée en maternelle.

Alors, comment donc répondre à cette question, et qu’attendent donc les gens qui la posent ? Je décrète donc qu’à partir du moment où votre bébé sait dire quelques mots, on considère qu’il parle. Libre à vous de rajouter les détails : Oui, il a dit Maman hier; Oui, il parle trois langues; Oui, mais seulement aux personnes intéressantes, etc.

Alors, il est propre ?

Là, la personne qui vous pose la question est un peu intrusive, parce que normalement on ne parle pas de pipi et de caca comme ça l’air de rien. En gros, elles veux savoir si vous avez du caca plein les mains en changeant des couches ou en nettoyant le pot.

L’apprentissage de la propreté s’étale le plus souvent sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Et comme pour les nuits, il est fait de petites victoires et de retours en arrière. Et puis là, votre responsabilité de parents est un peu plus engagée que pour les autres étapes, parce que c’est à vous de choisir la méthode utilisée, les mots pour encourager votre bébé, la façon de briefer l’entourage. Et le parent doute souvent quand l’apprentissage prend plus de temps que prévu.

Alors, un peu d’auto-persuasion ne fait jamais de mal. A partir du moment où votre enfant a fait une offrande au pot, c’est qu’il a la capacité d’être propre. Donc, considérez qu’il l’est !

Voyager en voiture : ce qui change une fois qu’on a des enfants

Dans les temps pas si lointains où les enfants n’avaient pas encore fait leur apparition dans nos vie, les voyages en voiture avaient une saveur complètement différente qu’aujourd’hui. Dans l’ensemble, on a toujours préféré voyager en voiture, parce qu’on emmène toujours plein de trucs (des vélos par exemple…) et que pour nous, le trajet faisait partie du voyage.

Outre le fait d’avoir changé de voiture après l’arrivée de la grande (une petite trois portes c’est pas très pratique avec un enfant), on a aussi du changer une grande partie de nos habitudes. A tel point que maintenant avec deux enfants, les voyages en voiture n’ont plus rien à voir avec ceux d’avant. Démonstration en quatre points.

Le covoiturage

J’ai découvert le covoiturage quand il était encore à ses débuts. Depuis, j’ai traversé la France en long, en large et en travers, comme passagère ou comme conducteur, un nombre incalculable de fois. J’ai très rarement fait des trajets seule, et ça m’a toujours permis d’avoir dans le pire des cas une compensation sur le prix du trajet et dans le meilleur des cas une compagnie très agréable qui fait passer le temps beaucoup plus vite ! A part quelques lapins (personnes qui décommandent au dernier moment) et un lapin (la plus grande erreur de ma vie d’avoir accepté de transporter un animal), je n’ai jamais eu de soucis. Cela faisait partie de ma philosophie de vie et de voyage.

Avec un enfant, on a encore réussi à en faire, on prenait un passager en précisant bien qu’il faudrait partager l’espace avec un bébé, et ça s’est bien passé. Mais là avec les deux, l’espace libre se résume à la mini place du milieu, coincé entre les deux sièges bébés, et il nous reste très peu d’espace disponible dans le coffre.

Du coup, on fait le voyage entre nous, ça perd un peu de son charme, et ça nous coûte un peu plus cher puisqu’on assume désormais seuls le prix du trajet.

Les autoroutes

Je n’aime pas trop rouler vite. Et surtout je n’aime pas trop les péages. Je suis une grande fan des routes nationales, surtout pour traverser la France profonde. Une halte à Dreux, Niort ou Montargis, c’est une expérience incomparable et inoubliable. On s’arrête dans un supermarché quelconque, ça nous coûte dix huit fois moins cher que sur l’autoroute,  et avec un peu de chance on trouve même des toilettes.

Mais tout ça, c’était avant, quand on avait le temps de flâner, le nez au vent. Avec les enfants, on ne sais jamais où et quand on va devoir s’arrêter. Et pour ça l’autoroute, avec ses aires super sécurisées toutes les cinq minutes, c’est quand même beaucoup plus pratique. Et puis on perd déjà assez de temps avec ces pauses incontrôlables et interminables, autant essayer d’en gagner en roulant un peu tout droit à 130 km/h plutôt que de traverser tous les patelins, si on veut arriver avant la nuit.

Voilà, j’ai du changer mon point de vue sur l’autoroute, et là aussi mon trajet me coûte beaucoup plus cher et perd beaucoup de son intérêt. Fini le tourisme du bord de route.

C'est charmant, Montargis, non ?

C’est charmant, Montargis, non ?

 

Les pauses

Revenons-en à l’affaire des pauses. En dehors du fait qu’elles ont maintenant lieu dans des aires d’autoroute au charme relatif, bercés par le doux bruit de l’autoroute et empruntes de sa tendre odeur, leur contenu même a bien changé.

Avant les enfants, le but premier de la pause était de faire un petit pipi, avaler un sandwich, et hop, on remonte dans le carrosse. Avec un enfant, on rallonge un peu le truc : tétée, goûter ou petit pot, on change la couche, on avale son sandwich, passe aux toilettes et roule ma poule.

Avec les deux, ça se complique encore : je reste avec les deux pendant que le papa va se soulager, puis on essaye de manger tous ensemble tant bien que mal, il change une couche pendant la tétée du petit, je change la grande, et c’est reparti ! Oups, j’ai oublié d’aller aux toilettes…

Les étapes

On est des pros des étapes. On a toujours quelqu’un à aller voir sur notre chemin, pour couper la route, partager une bonne soirée, passer une nuit tranquille et reposante. On a même déjà passé des vacances qui consistaient à faire le tour de la France en rendant visite à des amis.

Le problème avec les enfants, c’est que les étapes sont devenues beaucoup plus compliquées. Avec un bébé, on arrivait encore à ne pas être trop envahissants, on partageait notre lit, et puis voilà. Inutile de préciser donc qu’avec deux, c’est tout de suite une smala qui débarque. De toute façon, on ne peux plus compter sur des nuits tranquilles et reposantes avec des bébés qui s’adaptent souvent difficilement aux nouveaux environnements.

Donc, on passe dire bonjour, prendre un café, se poser un peu, et on repart !

Et toi, tu as changé tes habitudes ?

Le départ pour la maternité

Je continue mon récit d’accouchement croisé de mes deux enfants. Le premier épisode était consacré aux jours précédant l’accouchement. Voilà qu’approche le moment de quitter la maison pour la maternité …

Pour la grande :

Le lendemain de ma visite de contrôle à l’hôpital, je me réveille avec des petites contractions, toutes les 15-20 minutes, les premières de toute ma grossesse. Effectivement, une fois qu’on en a, on reconnait tout de suite que c’est ça ! J’engloutis un p’tit dej’ au cas où, et j’essaye de m’occuper en attendant le coup de fil de l’hôpital qui doit m’annoncer si oui on non une césarienne sera programmée. Les contractions se rapprochent et s’intensifient. En fin de matinée, j’appelle la maternité vu que je n’ai pas de nouvelles d’eux et que tout ça me chamboule un peu : leur réunion a pris du retard, ils n’ont pas fini, ils me rappellent quand ils sauront. Je signale à la gentille sage femme que j’ai en ligne que j’ai des contractions depuis le matin. Elle me conseille de prendre une douche, et de ne venir que quand j’en aurait toutes les cinq minutes depuis plus de deux heures. Je ne suis pas encore aux cinq minutes, et j’habite tout près de l’hôpital, donc j’ai le temps ! Je passe sous la douche et on tente de se mettre un film pour passer le temps.

Vers 13h, la maternité me rappelle : ils ont décidé de refaire des mesure le lendemain si rien n’arrive d’ici là et de réaliser la césarienne ou non au vu des futures nouvelles mesures. Bon suis à moitié rassurée, mon cas n’est pas désespéré, un accouchement par voie basse est possible. Cela tombe bien, puisque niveau contractions, on est à toutes les cinq minutes. Je le signale, bon ok, ils ne rangent pas mon dossier, et attendent mon arrivée !

On traine encore un peu, sachant que tout le travail qui est fait dans le confort de la maison n’est plus à faire dans la froideur de l’hôpital. Je gère mes contractions debout, en m’appuyant sur la commode. Je n’arrive pas à trouver de position confortable quand je suis assise, du coup je ne voit pas grand chose du film. Je me ballade, je suis dans ma bulle.

Puis, en route !

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Pour le petit :

Après une première journée de faux travail, le lendemain commence de la même façon. Quelques contractions par ci par là, plus fortes que celles de la grossesse, mais toujours pas régulières. Cette fois ci je ne m’emballe plus et vaque à mes occupations pour que tout soit prêt pour l’arrivée prochaine du bébé. Le soir, on a une longue discussion avec le papa sur la place que l’on veut laisser à nos entourages respectifs dans notre nouvelle vie de famille. On met des choses importantes au point. Quelques contractions me picottent pendant la discussion.

Puis je monte me coucher vers 23 heures, et là je me rends compte qu’elles sont très rapprochées. Je bouquine un magazine pas du tout intellectuel pour surveiller tout ça. Bon, c’est peut être encore une fausse alerte, mais quand le papa monte se coucher une heure plus tard, elles sont bien toutes les cinq minutes. On va quand même essayer de dormir pour voir. C’est sympa de gérer des contractions la nuit, sous sa couette. Je somnole entre deux. Je surveille l’heure du coin de l’œil. A une heure et quelque du matin, je décide de prendre une douche pour voir si ça passe ou si ça continue. J’attends encore un peu. Bon, ça passe pas.

Il est deux heures du matin, ça fait trois heures que j’ai des contractions fortes toutes les cinq minutes, on va peut être songer à partir pour la maternité. Je tire le papa de son demi sommeil pour lui annoncer. Il sait qu’on a le temps, il ne se presse pas. Il prend une douche, un goûter (très important de bien manger avant un grand moment), le tout en essayant d’appeler la nounou de la grande pour lui annoncer qu’on va lui larguer le cadeau à une heure pas du tout convenable. Au bout du 10e appel elle décroche enfin. On est soulagés ! On prend nos affaires, la grande sous le bras, et on charge tout dans la voiture. Un petit détour par chez la nounou, et direction l’hôpital !

LE grand comparatif des couches lavables

Je vous ai déjà donné mes petits trucs pour bien commencer avec les couches lavables.

Je vous propose aujourd’hui un grand comparatif de toutes les marques de TE2 que j’ai testé : Hamac, Bébé culotté, Close Pop in, Best Bottom Diapers et gDiapers. Tout le monde ne recherche pas la même chose en passant aux lavables, et chaque enfant est différent, mais voilà le résultat de mes propres essais. Ils ont été effectués sur ma grande, entre ses trois mois et aujourd’hui (22 mois et sur la grande voie de la propreté).

Hamac :

couches hamacComme leur nom l’indique, les Hamac sont constituées d’une enveloppe en tissus synthétique et d’un ‘hamac’ cousu qui reçoit l’insert. C’est une couche très classe, il existe de jolis coloris. Elle est plutôt près du corps et fait de jolis petites fesses aux bébés !

Les couches existe en quatre tailles : XS (2-4 kg), S (4-8 kg), M (7-13kg), L (11-18kg). Elles sont conçues et fabriquées en France. Elles sont vendues 28e la culotte et 14e les deux inserts.

Mon avis : Des couches très mignonnes, mais pas super pratiques. Les tailles sont très justes, il faut au moins deux lots complets pour aller de quelques mois à la propreté. Les scratchs s’abiment rapidement. Le séchage de la culotte est ultra rapide, mais l’insert est plutôt épais, dans la moyenne disons. Je n’ai jamais réussi à avoir une bonne absorption : en pliant l’insert en 2 ça ne suffisait pas, en le pliant en 3 ce n’était pas assez long.

Verdict : Revendues !

Bébé culotté :

couche bebe culotte

Un peu près le même système que les Hamac, mais plus simple encore. Le hamac est directement intégré dans la culotte. Les coloris aussi sont top, et ils ont quelques séries limités sympas. Comme pour les Hamac, elle sont bien ajustées au corps du bébé.

Elles existent en 3 tailles : S (4 -10 kg), M (9-14 kg), L(13-20 kg), les inserts existent aussi dans ces trois tailles. Les culottes sont fabriquées en France, les inserts en Tunisie. Leur prix est de 23,70e la culotte, et 15,80e les deux inserts lavables.

Mon avis : J’ai fais tout ce qu’il fallait, mais elles n’ont jamais tenu sans fuir… Même remarque que pour la Hamac concernant les différentes tailles, surtout qu’en plus ici les inserts sont différents pour chaque taille. Les inserts sont plutôt longs à sécher, et les scratchs pas toujours évidents à ajuster.

Verdict : revendues aussi !

Close Pop in

couche pop-in closeOn a là une culotte très douce, en tissus souple imperméable, dans laquelle on fixe à pression un insert double épaisseur (que l’on peut séparer en deux). Elles existent en plusieurs couleurs, pop ou pastels.

Elles sont multi taille, de 3,6kg à 17kg c’est à dire que l’on peut agrandir la culotte au fur et à mesure que le bébé grandit et grossit, grâce aux boutons pression que l’on voit sur le devant de la couche. Vous imaginez bien qu’elles font donc un peu mastoc sur un tout petit bébé, mais à partir de quelques mois, ça va mieux ! C’est une marque anglaise et les couches sont fabriquées en Chine. Elles sont vendue 20,90e la culotte et un insert.

Mon avis : Celles-ci sont bien absorbantes, je n’ai jamais eu de fuites avec. Elles ont l’air très agréables à porter. Par contre, elles ne s’utilisent pas vraiment comme des TE2. L’intérieur de la culotte étant en tissus absorbant, elle est souvent humide et on ne peut donc pas changer uniquement l’insert, le tout part au lavage !

Verdict : j’en garde juste une en dépannage

gDiapers

gDiapersLes gDiapers ressemblent un peu aux Hamac : on a là une culotte en coton, à l’intérieur de laquelle est fixé un hamac en tissus plastifié imperméable, qui reçoit l’insert. Et là aussi on trouve plein de couleurs, et des motifs spéciaux selon la saison. Ils avaient même sorti un modèle en velours spécial Royal Baby à la naissance du Prince Georges !

Elles existent en trois tailles :  S (3-7 kg), M (5-13 kg), L (10-16 kg). Elles sont conçues aux Etat-Unis et fabriquées en Chine. On les trouve à partir de 26e la couche (culotte + insert).

Mon avis : Jolies et pratiques, c’est les stars des couches lavables ! Le hamac est bien étanche, et l’on peut également utiliser des inserts jetables quand on est en vadrouille. On peut également acheter des hamac supplémentaires, pour « rénover » des couches achetées d’occasion. Ce ne sont pas les plus absorbantes, mais avec un peu de pratique pour tout bien positionner et en changeant régulièrement, ça fonctionne bien. Les tailles M peuvent être utilisées à partir de quelques semaines, et pratiquement jusqu’à la propreté pour les bébés fins (ma grande commence juste à être serrée dedans). Le séchage est plutôt rapide : de tous les inserts que j’ai, ce sont ceux qui sèchent le plus rapidement.

Verdict : adoptées !

Best Bottom Diaper

couche best bottom diaperPour celles-ci le système est différent. Il s’agit d’une culotte en tissus plastifié, dans laquelle on fixe un insert grâce à des boutons pression. Là encore, on trouve plein plein plein de coloris et de motifs, et en prime on peut choisir entre une fermeture par boutons (comme sur la photo) ou par velcros.

Elles sont également multi tailles, conviennent de 5 à 15 kg, et au delà on trouve même des extenseur. Elles sont conçues et fabriquées aux Etats-Unis et on les trouve à partir de 23e la couche (culotte + insert). Il existe plusieurs sortes d’inserts, par taille, par matière et les culottes peuvent aussi recevoir facilement les inserts des autres marques, et même des inserts jetables.

Mon avis : Les plus pratiques selon moi. Jolies, bien étanches, et surtout très modulables, que ce soit pour la taille de la culotte ou pour celle des inserts. J’en ai de plusieurs tailles et matières et j’adapte la couche selon si le bébé la garde longtemps (pour la sieste par exemple) ou pour un temps pus court. Les culottes sèchent en un temps record, les insert les plus épais mettent assez longtemps, mais c’est la rançon de leur super absorption !

Verdict : mes préférées !

 

J’espère que mon comparatif vous aidera à vous faire un avis sur ces différentes marques, mon principal conseil étant toujours de tester différentes marques avant d’acheter tout un lot, soit en se les faisant prêter, soit en les louant, soit en en achetant une de chaque marque pour voir, neuve ou d’occasion. Chaque système est différent, et il ne faut pas se décourager et généraliser si une marque testée fuit beaucoup. Les lavables, ça vaut le coup, votre banquier et les ours polaires vous remercieront !

Les jours qui précèdent l’accouchement

J’ai eu deux enfants, et donc, deux accouchements. A la fois semblables et très différents. Je vous propose un récit croisé des deux, en commençant par les jours juste avant l’accouchement.

Les jours qui précèdent l’accouchement de la grande :

Sa naissance était prévue le 25 septembre 2012. A la visite du huitième mois, la sage-femme m’annonce que mon col est « entrouvert » et qu’il faut me reposer jusqu’à l’entrée dans le neuvième mois. Voilà une excellente raison pour rester tranquille chez moi sans rien faire les dernières semaines de la grossesse. Et comme souvent dans ces cas là, le terme arrive, et il ne s’est toujours rien passé. Pas la moindre petite contraction de rien du tout.

Donc, après une matinée à faire le marché pour tenter de faire avancer les choses, ou au moins se changer les idées, rendez vous à l’hôpital pour une visite de contrôle. Monito, ok le calme plat; examen du col, toujours au même point, à peine entrouvert, même pas de quoi faire un décollement (que je ne les aurait pas laissé faire, nan mais oh !); manque plus qu’à faire une échographie pour vérifier si le liquide amniotique est en quantité suffisante pour que la grande reste dans sa piscine encore quelques jours. Une échographie à terme, on ne reconnait plus rien du tout sur l’image, on a l’impression qu’on a juste un amas de bulles et de formes louches dans le ventre. L’interne mesure les bulles, marmonne, puis s’en va. Il passe chercher le papa en salle d’attente, revient avec lui et nous annonce solennellement (je pense qu’ils prennent des cours de dramaturgie en médecine) qu’il y a là un bébé qu’il estime à plus de 4,5kg, donc que si jamais il ne se passait rien dans les jours suivants, on ne ferait pas de déclenchement mais une césarienne d’office,  alors autant la faire avant, mais que lui, le petit interne, ne peut pas prendre ce genre de décisions, donc qu’il faut qu’il en parle au Staf du lendemain, donc on vous rappelle, merci, au revoir.

On s’est regardé comme deux ronds de flan (j’aime bien cette expression), et on est rentrés chez nous pas si rassurés. J’ai passé ma soirée sur www.cesarine.org a essayer de trouver une solution pour échapper à tout cela et tenter un accouchement le moins médicalisé possible.

Finalement mon corps décidera de prendre les devants …

La chambre est prête

Les jours qui précèdent l’accouchement du petit :

Une grossesse très fatigante, avec la grande pas si grande qui s’active dans mes pattes, et un déménagement. Des contractions tout au long de la grossesse, mais jamais trop régulières ni trop longues, et surtout toujours inefficaces. Je joue l’élève modèle : j’investis 9 euros dans un gros ballon pour faire des exercices de baleine tous les soirs avec application pendant le dernier mois, je bois mes trois tasses par jour de tisane de framboisier, et gobe des granulés homéopathiques censés favoriser le col.

Le terme était prévu pour le 24 mai 2014. Quatre jours avant, je suis réveillée à cinq heures du matin par des petites contractions, toutes petites, mais toutes les 15-20 minutes. Toute excitée, je guette la montre, mon ventre, la montre, mon ventre, et ainsi de suite toute la matinée. Mais après une bonne douche chaude, pouf, plus rien. Même une ballade d’une bonne heure n’y changera rien. Quelques petite contractions en fin d’après midi, mais plus rien de régulier.

Tout ça pour rien ?

à suivre par ici …